La « bête immonde » a toujours existé et elle a la peau dure. Parfois elle se manifeste triomphale et sans vergogne comme dans le discours féroce qu’imagine J. Swift avec une cruauté bouffonne et ironique mais souvent, et plus dangereusement, elle rampe, invisible, et pourrit sournoisement les esprits comme le montre T. Bernhardt dans ses scènes banales et glaçantes de la vie quotidienne et du racisme ordinaire.